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lundi 12 janvier 2026

SIGNAL D'ALERTE : lecture à la 1° Édition de la manifestation Quels Pré-Textes !

 SIGNAL D'ALERTE

Sélection du Comité de Lecture de la 1° Édition de QUELS PRÉ-TEXTES !

Lecture publique du début de la pièce le Samedi 7 mars 2026 à 17h, au Théâtre du Chien qui Fume, Avignon.













Lecteurs/Lectrices, Metteurs(euses) en scène, Comédiens(diennes),... n'hésitez pas à vous informer sur mes pièces publiées.




mardi 23 décembre 2025

LETTRE DE SIMONE WEIL À NATALIA TROTSKI (Présentation de la pièce)

Circonstances et lieu.



Marseille. Quinze septembre 1940. 

Simone Weil (1909-1943) et ses parents sont réfugiés à Marseille avant de devoir fuir la France pour échapper aux nazis. Ils logent au 8 rue des Catalans, face à la plage. 

Dans ces circonstances parvient la nouvelle de l’assassinat de Léon Trotski, au Mexique, commis par un agent des services russes. Elle désire exprimer ses condoléances, ou au moins sa sympathie, à la veuve, Natalia (1882-1962). Les deux femmes ne se sont rencontrées qu’une fois, le 31 décembre 1933. Ce soir-là Simone a reçu le couple, ainsi que leurs enfants, chez ses parents rue Auguste-Comte à Paris. Simone et Léon se sont ensuite croisés à plusieurs reprises, jusqu’à l’expulsion de France de ce dernier en juin 1935.

Mais au moment de se mettre à écrire, elle ne peut évacuer un trait dominant de leurs échanges : ils furent conflictuels et marqués par les oppositions entre Simone et Léon. Cette difficulté la conduira à se remémorer les situations qu’elle a traversées durant les années ’30 et les engagements de cette période.

NB. Cette lettre est imaginaire, même si Simone Weil a probablement été informée de l’assassinat de Léon Trotski, 







Personnage.

Simone, la trentaine, est habillée sans recherche.


Une page de la pièce "Lettre de Simone Weil à Natalia Trotski.

Prologue.

Intérieur simple, composé principalement d’une table occupée par des papiers dispersés et d’une chaise. Simone entre en parlant, se dirige vers la table et s’assoit.

Il faut que j’écrive. 

Lui écrive. 

Juste deux mots. Quelques phrases. Lui dire… 

Lui dire quoi ? 

Dans de telles circonstances. Un assassinat  ! 

Dont je ne connais que les détails morbides rapportés dans les journaux depuis un peu plus d’une semaine.

Une lettre, c’est la moindre des choses, mais qu’est-ce que je peux bien raconter à la veuve.

Une femme que je connais mal. 

Rencontrée… une fois … une seule.. à peine quelques heures.

Le 31 décembre 1933. 

Comme si on faisait la connaissance de quelqu’un en une soirée ! 

C’est surtout avec lui, avec Léon, que j’ai discuté ce soir-là. Si on peut appeler ça une discussion. 

Avec qui j’ai débattu. Controversé plutôt. 

Le courant est mal passé entre nous, c’est vrai. 

Avec elle. Enfin avec lui aussi. Différemment.

Mais surtout avec elle. 

Lorsqu’elle est arrivée, qu’elle est entrée, un pas derrière son mari,  je me suis dit : « Celle-là, elle est habillée en bourgeoise ». 

Une réflexion injuste. 

Stupide même, vu la situation. 

Mais après tout j’avais 24 ans… pas un âge où fait dans la dentelle. 

Elle était vêtue simplement. Avec un de ces chapeaux comme en portaient alors beaucoup de femmes. 

Pas « en cheveux », comme on disait. 

Pas du tout le genre salopette ou bleu de travail. 

Le contraire de moi, quoi.

Quelle importance, habillée comme ceci ou comme cela. Et quel rapport avec cette lettre ?

Je vais écrire à une femme dont le mari est mort. Vient d’être assassiné, il y a quelques jours. Un coup de piolet au sommet du crâne. Avant de mourir dans ses bras, le lendemain à l’hôpital.

Surtout éviter de dramatiser. Trop dramatiser. De rajouter de la détresse à la détresse.

Écrire simplement, à une personne croisée dans le passé. Qui depuis a été contrainte à s’éloigner, pire s’exiler. Et qui vit aujourd’hui une situation dramatique. Bouleversante. 

Lui dire… Ça me viendra en écrivant.

Une chose que je déteste, ce sont les lettres de condoléances. Je n’en ai jamais rédigé aucune jusqu’ici et j’espérais ne jamais m’y sentir obligée. 

Sans doute, le plus délicat est de commencer. 

Par quoi ?

Le plus direct est d’évoquer le seul moment partagé. Ce dernier jour de 1933.

(...)


jeudi 11 décembre 2025

LES DÉSIRANTS ANONYMES (Présentation de la pièce)

Une page du texte de la pièce : "Les désirants anonymes".

L’EMPLOYÉ – Pour boucler cette phase d’entretien, le protocole stipule de terminer par une sorte de débriefing.

Donc, je résume :

- groupe pas facile. Tendu. Sur ses gardes.

- parfois réticent.

 

B – L’erreur de ma vie…

J’aurais pas dû ouvrir la lettre….

 

L’EMPLOYÉ – Une forme de pudeur.

Difficulté à aborder ce qui touche à l’intime. Vécu ou imaginé.

Symptomatique de ce genre d’individu.

 

B – … Pas dû ouvrir la lettre….

Pas dû la lire…

La jeter sans la lire.

J’aurais pas dû venir ici.

 

L’EMPLOYÉ – Ces symptômes justifient que j’ai évité de les brusquer. J’aurais pu être plus directif. Plus dur. Un durcissement sera souhaitable.

 

B – … Pas dû venir ici.

Rester chez moi.

Pas sortir.

Jamais sortir.

 

L’EMPLOYÉ – Bilan bouclé, je vous quitte. Ma famille m’attend.

Je ne vous souhaite pas une bonne et longue nuit dans les bras de Morphée.

 

D – Quel plan concevez-vous pour nous épuiser. Nous faire craquer.

Que nous soyons enfin sous contrôle. Dociles. Mieux, apprivoisés.

Comme vous le désirez.

Non, pas « désirez ». Ici le désir est interdit.

Comme vous le souhaitez.

Rassurez-moi. Souhaiter n’est pas encore proscrit ?

 

L’EMPLOYÉ – Vous êtes sourd ou quoi ?

Ceci m’est indifférent.

 

B – Qu’est-ce qu’on va nous faire.

 

L’EMPLOYÉ – Ça ne me regarde plus.

Seul le résultat obtenu compte.

Le but final est tout. Les moyens utilisés ne sont rien.

Les personnes ou structures intéressées peuvent s'adresser à l'auteur en cliquant ici.


 

mercredi 28 février 2024

LES AUTEURS DE MÉDITERRANÉE FÊTENT LE PRINTEMPS DES POÈTES (22-23 mars 2024)




J'aurai le plaisir de participer aux deux tables rondes du 22 mars (Théâtre Transversal 19h30) et du 23 mars (Théâtre des Carmes 15h).
Entrée libre pour ces deux manifestations.


 

lundi 5 décembre 2022

UNE NUIT COMME UNE AUTRE

 

Aspects formels.

Marcello est le plus agé des deux personnages. Il s’agit d’un italien qui, même s’il parle le français, introduit régulièrement des « italianismes » dans son langage. L’importance accordée à ce côté « rital » peut varier selon les choix de mise en scène et d’interprétation.

Formellement, la pièce alterne des monologues de « Jo » où il raconte en partie son aventure, et des dialogues entre les deux personnages. Ceci laisse une grande liberté pour le personnage de « Jo » puisqu’on ignore son âge et l’ancienneté des faits racontés lors de ses monologues.

Références sur le contexte de la pièce.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Journées_de_mai_1937_à_Barcelone#4_mai

Descriptif des Journées de mai 1937 sur Wikipedia.

https://michelcaronauteur.blogspot.com/p/blog-page.html

Roman « Mémoires d’avant l’exil », dans lequel on retrouve une version romanesque de cette histoire.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hommage_à_la_Catalogne

Hommage à la Catalogne, de Georges Orwell. En particulier l’appendice II : Ce que furent les troubles de mai à Barcelone.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Protestation_devant_les_libertaires_du_présent_et_du_futur_sur_les_capitulations_de_1937

Protestation devant les libertaires du présent et du futur sur les capitulations de 1937.

H. Chazé : Chronique de la révolution espagnole. En particulier p.63 : La situation en Espagne après les journées de mai.

Sygmunt Steil. Ma guerre d'Espagne. En particulier chapitre 18 : Les jours sanglants de mai.

Éditions-spartacus. Camillo Berneri : Guerre de Classes en Espagne.



[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Journées_de_mai_1937_à_Barcelone#4_mai

[2] Personnage inspiré de Camillo Berneri, militant communiste libertaire italien assassiné dans la nuit du 5 au 6 mai 1937 (probablement par le PSUC). https://fr.wikipedia.org/wiki/Camillo_Berneri

 

 

 


mardi 23 février 2021

lundi 22 juin 2020

Une nuit comme une autre : note d'auteur.

Pièce : Une nuit comme une autre.

 Note d’auteur.

 

1. Contexte.

 

« Une nuit comme une autre » est le troisième volet de la trilogie « Les sombres temps » regroupant des textes portant sur des événements dramatiques de l’entre-deux-guerres mondiales.

 

La pièce se situe en Espagne durant la guerre civile précédant et annonçant le deuxième conflit mondial. Plus spécifiquement durant les journées de mai 1937 à Barcelone.

Elle est écrite pour deux hommes. Contrairement aux autres pièces de « Les sombres temps », il s’agit de personnages imaginaires. Par contre les personnes et évènements auquels il est fait référence sont réels.

 

2. En résumé.

 

Le personnage principal est un jeune-homme (18-19 ans ?) dont on ne connaît rien, pas même son prénom (il est ici surnommé « Jo » par facilité). Il est passé en Espagne pour s’engager dans la Colonne Durruti. Mais à son arrivée, il a constaté que la colonne avait été intégrée dans « l’armée populaire de la République espagnole, soumise à la discipline et à la hiérarchie militaire. Désemparé par le conflit entre ce qu’il avait envisagé et la réalité, il est envoyé sur le front sans aucune préparation. C’est alors que commence la pièce.

Une rencontre va être déterminante pour le personnage. Celle de Marcello, italien, engagé comme lui, mais plus expérimenté. Celui-ci a une réflexion critique sur la militarisation des milices, la participation au gouvernement,… ce qui alimentera les interrogations de « Jo ».

Les deux personnages se retrouvent quelques semaines plus tard à Barcelone. « Jo » a trouvé un emploie à l’hôpital qui reçoit de nombreux blessés du front. Tous deux sont en charge d’un point névralgique : le central téléphonique (La Telefonica). Durant la nuit, le central est attaqué par la police du gouvernement.

Les deux personnages parviennent à s’enfuir tandis que les quartiers populaires de Barcelone se couvrent de barricades. Les « Journées de mai 1937 »[1] ont débuté.

Sentant venir une répression sanglante, les personnages décident que Marcello va prendre contact avec un de ses camarades italiens, Camillo[2], en qui ils ont confiance. Marcello ne reviendra pas. On apprendra qu’il a été torturé, puis assassiné. Face à cette épreuve dramatique, « Jo » n’aura plus d’autre but que de trouver le coupable et de lui faire payer son crime. Il y parviendra « une nuit comme une autre ». 


3. Aspects formels.

 

Marcello est le plus agé des deux personnages. Il s’agit d’un italien qui, même s’il parle le français, introduit régulièrement des « italianismes » dans son langage. L’importance accordée à ce côté « rital » peut varier selon les choix de mise en scène et d’interprétation.

Formellement, la pièce alterne des monologues de « Jo » où il raconte en partie son aventure, et des dialogues entre les deux personnages. Ceci laisse une grande liberté pour le personnage de « Jo » puisqu’on ignore son âge et l’ancienneté des faits racontés lors de ses monologues.


4. Références sur le contexte de la pièce.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Journées_de_mai_1937_à_Barcelone#4_mai

Descriptif des Journées de mai 1937 sur Wikipedia.


https://michelcaronauteur.blogspot.com/p/blog-page.html

Roman « Mémoires d’avant l’exil », dans lequel on retrouve une version romanesque de cette histoire.


https://fr.wikipedia.org/wiki/Hommage_à_la_Catalogne

Hommage à la Catalogne, de Georges Orwell. En particulier l’appendice II : Ce que furent les troubles de mai à Barcelone.


https://fr.wikipedia.org/wiki/Protestation_devant_les_libertaires_du_présent_et_du_futur_sur_les_capitulations_de_1937

Protestation devant les libertaires du présent et du futur sur les capitulations de 1937.


https://www.editions-spartacus.fr/Catalogue_par_theme.B/s262436p/Chronique_de_la_revolution_espagnole

H. Chazé : Chronique de la révolution espagnole. En particulier p.63 : La situation en Espagne après les journées de mai.


https://livre.fnac.com/a4074016/Sygmunt-Stein-Ma-guerre-d-Espagne-Brigades-internationales-la-fin-d-un-mythe

Sygmunt Steil. Ma guerre d'Espagne. En particulier chapitre 18 : Les jours sanglants de mai.


https://www.editions-spartacus.fr/Catalogue_par_auteur.F/s262434p/Guerre_de_classes_en_Espagne

Camillo Berneri : Guerre de Classes en Espagne.


Se procurer le texte : https://michelcaronauteur.blogspot.com/p/blog-page_7.html





[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Journées_de_mai_1937_à_Barcelone#4_mai

[2] Personnage inspiré de Camillo Berneri, militant communiste libertaire italien assassiné dans la nuit du 5 au 6 mai 1937 (probablement par le PSUC). https://fr.wikipedia.org/wiki/Camillo_Berneri

 

 

 

lundi 8 juin 2020

Entre le diable et la mer bleue profonde : note d'auteur 2020.

Pièce : Entre le diable et la mer bleue profonde.

 

Note d’auteur.

 

1. De la version 2015 à la version 2020.

 

La pièce « Entre le diable et la mer bleue profonde » a été crée en octobre 2015 et a tourné pendant deux ans. Quelques problèmes concernant le texte m’étaient alors apparus. Principalement une diversité des thèmes abordés et des « allers-retours » dans le temps sous forme de « flashback ».

Étant généralement peu enclin à une réécriture, j’avais remisé la pièce parmi d’autres vestiges du passé. Il aura fallu le confinement de mars-avril 2020 pour que je la reconsidère. Pourquoi ? Sans doute que durant cette période je n’ai pas désiré (ou su) me lancer dans un nouveau projet d’écriture. Reprendre un ancien texte constituait alors une forme de « training », une façon de ne pas « décrocher ». Il en est résulté une « version 2020 », qui présente quelques différences avec la « version 2015 ».

 

Dans la nouvelle version, la part accordée à la mémoire comme outil de contrôle transparaît surtout dans les relations entre personnages, particulièrement entre Christopher et le Visiteur. Le découpage dans le temps est également modifié. Le prologue et l’épilogue se déroulent « aujourd’hui ». , Un mois avant, les quatre personnages se sont retrouvés pour une journée où tout a basculé. Le récit va progressivement remonter le temps dans une chronologie inverse. Ce parcours se terminera dans la barraque de l’attraction « Gorilla », où les personnages ont fait connaissance. À chaque étape des éléments de conflit apparaissent, dont on découvre les racines en remontant le temps. Jusqu’au retour final à « aujourd’hui », révèlant ce que sont devenus les personnages.

 

2. En résumé.

 

Les 4 personnages (1F, 3H) ont un passé commun. Christopher, Marylou et Williams ont travaillé au service du quatrième personnage, homme énigmatique dont on devine le pouvoir, le Visiteur, dans une baraque foraine : « Le cabinet du Docteur Gorilla ». L’ambition personnelle de Williams a mis fin à leur association. Chacun est allé de son côté. Marylou, ex-vedette du trio, pragmatique, a tant bien que mal survécu à la séparation. Christopher est resté au service du Visiteur.

 

Et puis le monde a changé. Tout s’est disloqué, décomposé. Le texte ne précise pas quelle est la nature de ces changements (guerre, pandémie, catastrophe naturelle ou non …). Ni leur durée, ni combien d’êtres humains y ont survécu. L’humanité a basculé dans un « après », où les différences sociales ont persisté en se radicalisant. C’est dans ce contexte que l’on découvre les personnages. Le Visiteur les a réunis dans un parc d’attraction désafecté qui a dû recevoir des foules de visiteurs dans le passé. Il est maintenant désert, sinistre, comme s’il s’était figé avant de se dégrader au fil du temps. Le Visiteur, maître dans l’art de la manipulation, souhaite animer ce lieu grâce à un projet réservé aux couches les plus fortunées de la nouvelle société. Christopher est devenu gardien du parc. De l’autre côté des grilles, on devine la présence d’une population misérable, d’une jungle dont on découvrira la fonction dans ce nouvel univers.

 

3. Références.

Le projet d’attraction du Visiteur m’a été inspiré par des reportages sur les « bidonvilles cinq étoiles » ou « bidonvilles de luxe ».

https://www.cityzeum.com/ar/l-hotel-bidonville-une-autre-idee-du-luxe

https://www.courrierinternational.com/article/2013/11/28/bidonville-cinq-etoiles

 

La baraque « Le cabinet du Docteur Gorilla » m’a été inspirée par l’attraction de Bernard Vaissière « Miss Gorilla », belle version de l’entresort « Girl to Gorilla », vue à la Foire du Trône.

https://www.youtube.com/watch?v=PC7Ev7HsjHI

https://www.dailymotion.com/video/x1qagb8

 

 

jeudi 14 mai 2020

La Chemise : note d'auteur.


Pièce : La Chemise.

Note d’auteur.

1. Contenu :

La Chemise… Un titre qui évoque des faits concrets de l’époque dans laquelle nous vivons :
- Un mouvement social de 2015, durant lequel la chemise d’un DRH avait été arrachée. Ceci se passait à Air-France et avait entrainé le procès de plusieurs salariés, parfois licenciés. Pour une part des medias, le scandale n’était pas alors que des personnes se retrouvent sans emplois,… mais que la chemise d’un cadre ait été déchirée lors de sa fuite.
- Le phénomène dit de mondialisation qui touche particulièrement le secteur de l’habillement. On sait que cette dénomination recouvre le déplacement de la production vers des pays où les salariés touchent des salaires de misère, dans des conditions parfois proches de l’esclavage.

La comédie « La Chemise », se déroule dans une petite entreprise familiale de confection de chemises où tout le monde se connaît. L’entreprise compte trois salariés, dont deux ouvrières. Dans la novlangue contemporaine, on dirait plutôt « opératrices », simples variables d’ajustement déqualifiées
C’est lors des vœux annuels de la direction qu’est annoncé un « plan social », qualifié de nouveau pas en avant pour l’entreprise. À partir de là, le climat se dégrade jusqu’au geste sacrilège : l’une des ouvrières va déchirer la chemise de l’unique (petit) cadre de l’entreprise. Cet incident va induire des comportements pouvant se retrouver dans des situations variées : rapports de domination et de pouvoir, attitudes face à des conditions difficiles (ici, risque de se retrouver sans emploi) constituant des sources potentielles d’affrontement,… révélant l’avenir désespérant qui attend les protagonistes.

2. Aspects formels :

Le rythme de la pièce est celui d’une comédie. Une fable sans morale pour six comédiens (4F, 2H) qui met à jour la gravité et la fausseté tragique des rapports sociaux dans lesquels se débattent les personnages.

Elle s’adresse à un public large qui peut être touché par cette situation ou une situation semblable, sans rechercher pour autant la facilité. Elle peut se prêter autant à une mise en scène élaborée qu’à de petites formes (interprétation sur un plateau nu… ou sans plateau du tout, lectures théâtralisées et maquettes,…).
Elle tolère donc un minimalisme au niveau des moyens nécessaires : une simple rangée de portemanteau peut par exemple constituer la totalité du décor et les éclairages peuvent suffir à isoler les forces en présence.
Les didascalies suggèrent, à partir du moment où les antagonismes sont apparus, une constitution progressive de deux groupes : l’un autour d’Antoinette (la jeune ouvrière victime du « plan social »), l’autre autour d’Isidorine (la directrice de l’entreprise). Au cours du déroulement de la fable, une difficulté pour les autres personnages sera de choisir à quel « groupe » ils doivent se rattacher.

3. Références

Le texte de la pièce est édité et diffusé par les Éditions Les Mandarines (http://lesmandarines.free.fr).

L’affaire de la chemise arrachée d’Air France


vendredi 7 février 2020

Entrée d'auteurs, mars 2020












Très heureux d'avoir été sélectionné par les enseignants du Conservatoire de Nîmes à l'occasion de cette seconde "Entrée d'Auteurs" programmée par la scène nationale du Cratère d'Alès.
Une soirée sur le thème de L'Entreprise qui va comme un gant à ma pièce La Chemise. Il ne manque à mon bonheur que de voir un metteur en scène s'intéresser à ce texte et le porter au plateau.

Pour se procurer le texte de la pièce, cliquer sur ce lien.

Pour me contacter.

vendredi 10 janvier 2020

LA CHEMISE

Une comédie grinçante sur les rapports "humains" dans le milieu de l'entreprise. 




Comment se procurer le texte de la pièce "La chemise" :

10 euros + 2 euros de participation aux frais d'expédition.

Éditions LES MANDARINES
Kergouarec, 56400 BREC’H - FRANCE 
http://lesmandarines.free.fr http://lesmandarines.free.fr/commande.html  
lesmandarines56@orange.fr