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lundi 5 décembre 2022

UNE NUIT COMME UNE AUTRE

 

Aspects formels.

Marcello est le plus agé des deux personnages. Il s’agit d’un italien qui, même s’il parle le français, introduit régulièrement des « italianismes » dans son langage. L’importance accordée à ce côté « rital » peut varier selon les choix de mise en scène et d’interprétation.

Formellement, la pièce alterne des monologues de « Jo » où il raconte en partie son aventure, et des dialogues entre les deux personnages. Ceci laisse une grande liberté pour le personnage de « Jo » puisqu’on ignore son âge et l’ancienneté des faits racontés lors de ses monologues.

Références sur le contexte de la pièce.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Journées_de_mai_1937_à_Barcelone#4_mai

Descriptif des Journées de mai 1937 sur Wikipedia.

https://michelcaronauteur.blogspot.com/p/blog-page.html

Roman « Mémoires d’avant l’exil », dans lequel on retrouve une version romanesque de cette histoire.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hommage_à_la_Catalogne

Hommage à la Catalogne, de Georges Orwell. En particulier l’appendice II : Ce que furent les troubles de mai à Barcelone.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Protestation_devant_les_libertaires_du_présent_et_du_futur_sur_les_capitulations_de_1937

Protestation devant les libertaires du présent et du futur sur les capitulations de 1937.

H. Chazé : Chronique de la révolution espagnole. En particulier p.63 : La situation en Espagne après les journées de mai.

Sygmunt Steil. Ma guerre d'Espagne. En particulier chapitre 18 : Les jours sanglants de mai.

Éditions-spartacus. Camillo Berneri : Guerre de Classes en Espagne.



[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Journées_de_mai_1937_à_Barcelone#4_mai

[2] Personnage inspiré de Camillo Berneri, militant communiste libertaire italien assassiné dans la nuit du 5 au 6 mai 1937 (probablement par le PSUC). https://fr.wikipedia.org/wiki/Camillo_Berneri

 

 

 


lundi 22 juin 2020

Une nuit comme une autre : note d'auteur.

Pièce : Une nuit comme une autre.

 Note d’auteur.

 

1. Contexte.

 

« Une nuit comme une autre » est le troisième volet de la trilogie « Les sombres temps » regroupant des textes portant sur des événements dramatiques de l’entre-deux-guerres mondiales.

 

La pièce se situe en Espagne durant la guerre civile précédant et annonçant le deuxième conflit mondial. Plus spécifiquement durant les journées de mai 1937 à Barcelone.

Elle est écrite pour deux hommes. Contrairement aux autres pièces de « Les sombres temps », il s’agit de personnages imaginaires. Par contre les personnes et évènements auquels il est fait référence sont réels.

 

2. En résumé.

 

Le personnage principal est un jeune-homme (18-19 ans ?) dont on ne connaît rien, pas même son prénom (il est ici surnommé « Jo » par facilité). Il est passé en Espagne pour s’engager dans la Colonne Durruti. Mais à son arrivée, il a constaté que la colonne avait été intégrée dans « l’armée populaire de la République espagnole, soumise à la discipline et à la hiérarchie militaire. Désemparé par le conflit entre ce qu’il avait envisagé et la réalité, il est envoyé sur le front sans aucune préparation. C’est alors que commence la pièce.

Une rencontre va être déterminante pour le personnage. Celle de Marcello, italien, engagé comme lui, mais plus expérimenté. Celui-ci a une réflexion critique sur la militarisation des milices, la participation au gouvernement,… ce qui alimentera les interrogations de « Jo ».

Les deux personnages se retrouvent quelques semaines plus tard à Barcelone. « Jo » a trouvé un emploie à l’hôpital qui reçoit de nombreux blessés du front. Tous deux sont en charge d’un point névralgique : le central téléphonique (La Telefonica). Durant la nuit, le central est attaqué par la police du gouvernement.

Les deux personnages parviennent à s’enfuir tandis que les quartiers populaires de Barcelone se couvrent de barricades. Les « Journées de mai 1937 »[1] ont débuté.

Sentant venir une répression sanglante, les personnages décident que Marcello va prendre contact avec un de ses camarades italiens, Camillo[2], en qui ils ont confiance. Marcello ne reviendra pas. On apprendra qu’il a été torturé, puis assassiné. Face à cette épreuve dramatique, « Jo » n’aura plus d’autre but que de trouver le coupable et de lui faire payer son crime. Il y parviendra « une nuit comme une autre ». 


3. Aspects formels.

 

Marcello est le plus agé des deux personnages. Il s’agit d’un italien qui, même s’il parle le français, introduit régulièrement des « italianismes » dans son langage. L’importance accordée à ce côté « rital » peut varier selon les choix de mise en scène et d’interprétation.

Formellement, la pièce alterne des monologues de « Jo » où il raconte en partie son aventure, et des dialogues entre les deux personnages. Ceci laisse une grande liberté pour le personnage de « Jo » puisqu’on ignore son âge et l’ancienneté des faits racontés lors de ses monologues.


4. Références sur le contexte de la pièce.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Journées_de_mai_1937_à_Barcelone#4_mai

Descriptif des Journées de mai 1937 sur Wikipedia.


https://michelcaronauteur.blogspot.com/p/blog-page.html

Roman « Mémoires d’avant l’exil », dans lequel on retrouve une version romanesque de cette histoire.


https://fr.wikipedia.org/wiki/Hommage_à_la_Catalogne

Hommage à la Catalogne, de Georges Orwell. En particulier l’appendice II : Ce que furent les troubles de mai à Barcelone.


https://fr.wikipedia.org/wiki/Protestation_devant_les_libertaires_du_présent_et_du_futur_sur_les_capitulations_de_1937

Protestation devant les libertaires du présent et du futur sur les capitulations de 1937.


https://www.editions-spartacus.fr/Catalogue_par_theme.B/s262436p/Chronique_de_la_revolution_espagnole

H. Chazé : Chronique de la révolution espagnole. En particulier p.63 : La situation en Espagne après les journées de mai.


https://livre.fnac.com/a4074016/Sygmunt-Stein-Ma-guerre-d-Espagne-Brigades-internationales-la-fin-d-un-mythe

Sygmunt Steil. Ma guerre d'Espagne. En particulier chapitre 18 : Les jours sanglants de mai.


https://www.editions-spartacus.fr/Catalogue_par_auteur.F/s262434p/Guerre_de_classes_en_Espagne

Camillo Berneri : Guerre de Classes en Espagne.


Se procurer le texte : https://michelcaronauteur.blogspot.com/p/blog-page_7.html





[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Journées_de_mai_1937_à_Barcelone#4_mai

[2] Personnage inspiré de Camillo Berneri, militant communiste libertaire italien assassiné dans la nuit du 5 au 6 mai 1937 (probablement par le PSUC). https://fr.wikipedia.org/wiki/Camillo_Berneri

 

 

 

mercredi 11 septembre 2019

George Orwell sur la guerre d'Espagne


Réflexions sur la guerre d'Espagne

George Orwell

Orwell rapporte une conversation qu'il a eue avec Koestler sur le totalitarisme en général, mais plus particulièrement à la guerre civile espagnole
" Je me rappelle avoir dit un jour à Arthur Koestler: «L'histoire s'est arrêtée en 1936», ce à quoi il a immédiatement acquiescé d'un hochement de tête. Nous pensions tous les deux au totalitarisme en général, mais plus particulièrement à la guerre civile espagnole. Tôt dans ma vie, j'ai remarqué qu'aucun événement n'est jamais relaté avec exactitude dans les journaux, mais en Espagne, pour la première fois, j'ai vu des articles de journaux qui n'avaient aucun rapport avec les faits, ni même l'allure d'un mensonge ordinaire. J'ai lu des articles faisant état de grandes batailles alors qu'il n'y avait eu aucun combat, et des silences complets lorsque des centaines d'hommes avaient été tués. J'ai vu des soldats qui avaient bravement combattu être dénoncés comme des lâches et des traîtres, et d'autres, qui n'avaient jamais tiré un coup de fusil, proclamés comme les héros de victoires imaginaires ; et je voyais à Londres des journaux qui rapportaient fidèlement ces mensonges et des intellectuels enthousiastes bâtissant des superstructures émotionnelles à partir de ces évènements fictifs. J'ai vu, en fait, l'histoire rédigée non pas conformément à ce qui s'était réellement passé, mais à ce qui était censé s'être passé selon les diverses «lignes de parti». Mais là n'était pas le pire, car cela concernait des questions secondaires comme la lutte pour le pouvoir qui opposait le Komintern et les partis de gauche, et les efforts du gouvernement russe pour empêcher la révolution en Espagne [ ... ]. Ce genre de choses me terrifie, parce qu'il me donne l'impression que la notion même de vérité objective est en train de disparaître de ce monde. Après tout il est fort possible que ces mensonges ou du moins des mensonges semblables passeront dans l'histoire [ ... ]. À toutes fins utiles, le mensonge sera devenu vérité [ .. .]. 
L'aboutissement implicite de ce mode de pensée est un monde cauchemardesque dans lequel le Chef, ou quelque clique dirigeante, contrôle non seulement l'avenir, mais le passé. Si le Chef dit de tel événement qu'il ne s'est jamais produit, alors il ne s'est jamais produit. S'il dit que deux et deux font cinq, alors deux et deux font cinq. Cette perspective m'effraie beaucoup plus que les bombes - et après nos expériences des quelques dernières années, il ne s'agit pas d'une conjecture frivole."