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vendredi 26 avril 2024
dimanche 1 mai 2022
DIRE LES MAUX DU MONDE
LE 11 JUILLET 2022 À AVIGNON
Pour le lien sur la Délégation Méditerranée des EAT, cliquer ici.
Liens sur ma pièce "Marinus" :
- https://michelcaronauteur.blogspot.com/p/marinus.html
- https://caronmichel.blogspot.com/p/mes-pieces-de-theatre.html
- https://www.facebook.com/Marinus-18196073481184
lundi 21 février 2022
PRINTEMPS DES POÈTES 2022 : L'ÉPHÉMÈRE.
LECTURES THÉÂTRALISÉES D'EXTRAITS DE PIÈCES EN COURS D'ÉCRITURE SUR LE THÈME DE L'ÉPHÉMÈRE.
L'AGENDA DU PRINTEMPS DES POÈTES
lundi 11 mai 2020
VOLEUR : note d'auteur.
Pièce: Voleur.
1-3 F, 2 H
Personnages :
Georges, à la fois l’auteur Georges Darien et son personnage.
Charlotte, jeune femme brune, cousine de Georges.
L’abbé Felix La Margelle
Renée, femme du monde, rousse.
Geneviève, femme entretenue, blonde.
Les 3 femmes ne se rencontrent jamais.
Note d’auteur.
1. Contenu :
La pièce « Voleur » est très librement
inspirée du roman « Le Voleur »[1]
ainsi que d’éléments biographiques concernant l’auteur Georges Darien.
« Le Voleur » est l’histoire
d’un homme, tôt orphelin, confié à un oncle et tuteur qui le gruge. Pour se venger
et se procurer de l’argent, il décide de se faire cambrioleur.
Des liens entre cette œuvre de fiction et des épisodes de la vie de Darien ont été supposés, mais jamais établis. Il a encouragé ces doutes en cultivant les zones d’ombre et en traçant de lui-même un portrait sans complaisance. Ainsi, dans Les Pharisiens, il se décrit ainsi : "C'était une sorte de barbare intolérant et immiséricordieux. Il avait été très malheureux déjà, à différents titres. Et de la compulsion de ses souvenirs douloureux, il était entré en lui une grande haine des tortionnaires et un grand dégoût des torturés. De sorte qu'il lui arrivait de souhaiter ardemment le bonheur des misérables, tout en restant convaincu le plus souvent que la seule chose méritée qu'il pût leur advenir était d'être, de temps en temps, massacrés en masse. »
Dans
la pièce, cette ambiguïté est totalement assumée : l’auteur (celui qui écrit
l’histoire) et « Le Voleur » sont un même personnage. On trouve dans cette
pièce un récit haut en couleur et des choix cohérents avec le roman :
critique
des rapports sociaux de domination et de pouvoir,...
2. Aspects
formels :
Le texte est constitué
de 14 fragments s’enchaînant selon la chronologie du récit. À
l’exception du prologue, chaque fragment comporte deux personnages. La durée des enchaînements doit être la plus courte
possible.
La pièce autorise une
mise en scène minimaliste, sans décors multiples ou mises en place complexes. Les indications figurant au
début de chaque fragment sont des pistes de recherche d’atmosphères et en
aucun cas des indications scéniques. Une même simplicité est souhaitable pour d'éventuels
accessoires.
3. Références sur Georges Darien (né Georges
Hippolite Adrien) et son œuvre :
Un site très complet consacré
à Georges Darien. Non seulement des informations biographiques, mais une
bibliographie bien documentée.
Contient un résumé des
chapitres du roman.
Interview de Jean-Claude
Grumberg à propos des textes de G. Darien.
André Breton à propos de G.
Darien.
https://www.benjamin-peret.org/benjamin-peret/extraits-de-loeuvre/25-contes-et-proses/213-un-article-inedit-de-benjamin-peret-sur-le-voleur-de-georges-darien-1955.html
Benjamin Peret sur "Le Voleur".
https://www.benjamin-peret.org/benjamin-peret/extraits-de-loeuvre/25-contes-et-proses/213-un-article-inedit-de-benjamin-peret-sur-le-voleur-de-georges-darien-1955.html
Benjamin Peret sur "Le Voleur".
Texte de « Le
Voleur ».
QUELQUES LIGNES DU PROLOGUE
GEORGES, seul et se parlant à lui-même — L’événement.
La cause de tous les mots…
Face public. Sourire de l’homme.
Les mots d’un homme d’honneur.
Qui ne craint pas de s’exprimer à haute voix.
Qui sait vivre quand les autres végètent, marcher quand ils prennent des attitudes. Agir quand ils fonctionnent.
Vivre à sa guise quand désirs et appétits sont réglés à l’avance.
Sans toujours y réussir.
Cet homme, je l’appellerai… Georges (il se désigne lui-même).
Bonne famille.
Promis à un avenir radieux.
Mais… il y a toujours un mais…
Un événement qui barre la route.
Orphelin, il est spolié. Par un homme d’ordre, bien aimable et à l’égoïsme civilisé pour les étrangers. Une brute pour ses proches.
Je le nommerai… « mon oncle ».
Tout est prêt pour faire partager l’écœurement qui a jalonné ma vie. Et les fruits de mon imagination qui ne sont pas moins repoussants.
Et que personne ne vienne me taxer de faussaire ou d’inventeur.
Que l’on dise cela d’un Dumas, qui ne fut pas plus mousquetaire que Zola ne conduisit de locomotives.
Mais pas de moi !
Quand j’ai écrit sur le bagne militaire des bataillons d’Afrique, je savais de quoi je parlais. J’y avais observé comment le besoin de servitude peut l’emporter sur le besoin de liberté...
[1] Seuls
quelques personnages ou situations ont été conservés et des éléments non issus
du roman ont été utilisés.
lundi 25 juin 2018
La citation du jour (25/06/2018) : Hop Là, Nous Vivons! (Ernst Toller)
Prologue :
Toller. - Les hommes ont-ils tiré les leçons des sacrifices et des souffrances, du désespoir d'un peuple, ont-ils compris le sens et l'avertissement, les devoirs imposés par ces temps ?
Les républicains, qui livrent la république à ses ennemis.
Les bureaucrates, qui étouffent courage et liberté, audace et foi.
Les écrivains qui, après avoir créé une image romanesque du travailleur en lutte, renoncent, dès qu'ils se trouvent en face du véritable travailleur, avec sa force et sa faiblesse, sa grandeur et sa petitesse.
Les politiciens réalistes, sourds à la magie du mot, aveugles à la puissance de l'idée, muets devant la force de l'esprit.
Les fétichistes de l'économie, pour lesquels les forces morales du peuple et les grandes impulsions de l'homme, sa soif nostalgique de liberté, de justice et de beauté, ne sont que vices.
Non, ils n'ont rien appris— tout oublié et rien appris.
La barbarie triomphe, le nationalisme, la haine raciale abusent les yeux, les sens et les coeurs.
Le peuple attend son salut de faux sauveurs et non de son jugement, de son travail et de sa responsabilité propres. Il se réjouit des chaînes qu'il se forge lui-même et, pour les faux fastes d'un plat de lentilles, vend sa liberté et sacrifie la raison.
Car le peuple est fatigué de la raison, fatigué de la pensée et de la réflexion — « Qu'a donc fait la raison, ces dernières années ? demande-t-il, et de quelle aide lumières et jugement nous ont-ils été ? »
Et il croit ce que lui disent les contempteurs de l'esprit, qui enseignent que la raison paralyse la volonté, ronge les racines de l'âme et détruit les fondements de la société, que toute misère, sociale ou privée, est son oeuvre.
C'est toujours la même absurde croyance en la venue d'un homme, d'un chef, d'un César, d'un messie qui fera des miracles, prendra sur lui la responsabilité des temps à venir, réglera la vie de tous, bannira la peur, supprimera la misère.
C'est toujours le même absurde désir de trouver le coupable qui endosse la responsabilité des temps passés, sur lequel on puisse se décharger de son propre renoncement, de ses propres fautes et de ses propres crimes.
Liberté, humanité, fraternité et justice, autant de phrases vénéneuses — qu'on les jette aux ordures !
Apprends les vertus du barbare, opprime le faible, élimine-le, brutalement et sans pitié, désapprends à sentir la souffrance d'autrui, n'oublie jamais que tu es né pour être un vengeur, venge-toi pour les offenses d'aujourd'hui, celles d'hier et celles que l'on peut te faire demain !
Où est la jeunesse de l'Europe ?
Elle, qui avait reconnu que les lois du vieux monde sont en pièces, qui a vécu jour après jour, heure après heure, leur effondrement ?
Elle vivait et ne savait pas pourquoi. Elle avait soif de buts directeurs, de réaliser ses grands rêves hardis — on la consolait avec l'ivresse du vide.
Suit-elle vraiment les faux prophètes, croit-elle le mensonge et méprise-t-elle la vérité ?
Toller. - Les hommes ont-ils tiré les leçons des sacrifices et des souffrances, du désespoir d'un peuple, ont-ils compris le sens et l'avertissement, les devoirs imposés par ces temps ?
Les républicains, qui livrent la république à ses ennemis.
Les bureaucrates, qui étouffent courage et liberté, audace et foi.
Les écrivains qui, après avoir créé une image romanesque du travailleur en lutte, renoncent, dès qu'ils se trouvent en face du véritable travailleur, avec sa force et sa faiblesse, sa grandeur et sa petitesse.
Les politiciens réalistes, sourds à la magie du mot, aveugles à la puissance de l'idée, muets devant la force de l'esprit.
Les fétichistes de l'économie, pour lesquels les forces morales du peuple et les grandes impulsions de l'homme, sa soif nostalgique de liberté, de justice et de beauté, ne sont que vices.
Non, ils n'ont rien appris— tout oublié et rien appris.
La barbarie triomphe, le nationalisme, la haine raciale abusent les yeux, les sens et les coeurs.
Le peuple attend son salut de faux sauveurs et non de son jugement, de son travail et de sa responsabilité propres. Il se réjouit des chaînes qu'il se forge lui-même et, pour les faux fastes d'un plat de lentilles, vend sa liberté et sacrifie la raison.
![]() |
| Hoppla ! Wir leben !, m.e.s. Erwin Piscator, 1927. |
Car le peuple est fatigué de la raison, fatigué de la pensée et de la réflexion — « Qu'a donc fait la raison, ces dernières années ? demande-t-il, et de quelle aide lumières et jugement nous ont-ils été ? »
Et il croit ce que lui disent les contempteurs de l'esprit, qui enseignent que la raison paralyse la volonté, ronge les racines de l'âme et détruit les fondements de la société, que toute misère, sociale ou privée, est son oeuvre.
C'est toujours la même absurde croyance en la venue d'un homme, d'un chef, d'un César, d'un messie qui fera des miracles, prendra sur lui la responsabilité des temps à venir, réglera la vie de tous, bannira la peur, supprimera la misère.
C'est toujours le même absurde désir de trouver le coupable qui endosse la responsabilité des temps passés, sur lequel on puisse se décharger de son propre renoncement, de ses propres fautes et de ses propres crimes.
Liberté, humanité, fraternité et justice, autant de phrases vénéneuses — qu'on les jette aux ordures !
Apprends les vertus du barbare, opprime le faible, élimine-le, brutalement et sans pitié, désapprends à sentir la souffrance d'autrui, n'oublie jamais que tu es né pour être un vengeur, venge-toi pour les offenses d'aujourd'hui, celles d'hier et celles que l'on peut te faire demain !
Où est la jeunesse de l'Europe ?
Elle, qui avait reconnu que les lois du vieux monde sont en pièces, qui a vécu jour après jour, heure après heure, leur effondrement ?
Elle vivait et ne savait pas pourquoi. Elle avait soif de buts directeurs, de réaliser ses grands rêves hardis — on la consolait avec l'ivresse du vide.
Suit-elle vraiment les faux prophètes, croit-elle le mensonge et méprise-t-elle la vérité ?
jeudi 28 juillet 2016
lundi 9 novembre 2015
AUTOUR DU THÉÂTRE DE MICHEL VINAVER
Autour du théâtre de Michel Vinaver, quelques archives resurgissant des classeurs…
LES TRAVAUX ET LES JOURS (1979)
![]() |
| Les travaux et les jours (1979), mise en scène d'Anne-Marie Lazarini en 2001 à l'Artistic Athevains |
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| Mise en scène de Robert Cantarella en 2003 au TEP. |
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