lundi 27 avril 2020
vendredi 18 mai 2018
Mémoires d'avant l'Exil
L’idée de départ ?
Le parcours d'un homme appartenant à la génération qui nait immédiatement après la première guerre mondiale. Génération qui n'a pas connu cette guerre mais qui en porte nécessairement les séquelles. Et qui va se retrouver dans une période tourmentée : prémices de la deuxième guerre mondiale, guerre civile espagnole,… Avec ses choix difficiles et ses secrets bien dissimulés. Y compris lorsque, approchant de la cinquantaine, il sera arrêté et extradé avec sa famille vers le Mexique.Derrière ce parcours se profilent des questions :
- comment un individu va être amené, dans un contexte qui lui échappe, à faire un choix ou à refuser l’alternative qui lui est imposée ?
- qu’est ce-qui motive le désir tardif de cet homme de se mettre à écrire, pour raconter, peut être transmettre, l’aventure d’une vie dont il n'a jamais voulu parler ?
La peinture subjective d’une époque.
Le récit
jeudi 17 mai 2018
Phrases arrachées aux Mémoires d'avant l'Exil, (1) 17 rue de Sambre et Meuse
À posteriori, j'en discernais deux.
2. Le lieu sans lequel l'histoire rapportée dans "Mémoires..." n'aurait pas lieu d'être. Ce 17 rue de Sambre et Meuse, situé dans le Paris ouvrier du 10° arrondissement. Cette librairie dans laquelle le personnage va entamer son "parcours initiatique". Je l'ai bien connu ce bâtiment imposant avec son apparence d'usine du 19° siècle. J'ai vécu à trois immeubles de celui-ci jusqu'au milieu des années '60. Je n'avais alors aucune idée du fait qu'il ait abrité la "Librairie du travail" durant l'entre deux guerres, succédant à une importante coopérative ouvrière (L'Égalitaire, constituée après La Commune de Paris).
Mon dernier souvenir de ce bâtiment, c'est celui d'un gigantesque incendie. Il appartenait alors à un des principaux industriels de la pellicule photo/cinéma et était bourré de matériaux et solvants inflammables et explosifs. ![]() |
| La rue de Sambre et Meuse Vue du Bd de la Villette. |
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| La rue de Sambre et Meuse Au niveau de la rue Sainte-Marthe. |
Dans sa partie haute, vue du Boulevard de la Villette.
Ou au niveau de la rue Sainte-Marthe où habite d'abord le personnage.
Ce qui saute aux yeux en comparant ces photos avec ma mémoire des années '60, c'est que pratiquement rien n'avait changé en un demi-siècle. Les mêmes immeubles, les mêmes boutiques,... Certainement la même population issue des mêmes milieux sociaux. Avec ses gamins allant pêcher les écrevisses du canal. Ceci m'autorisait bien des transpositions !
Et aujourd'hui que constate-t-on ? Sans nostalgie aucune (la vie était loin d'être simple et l'absence de confort atteignait des sommets), cette "rue-quartier" s'est évanouie comme beaucoup d'autres. Du 17 restent les grilles aux fenêtres et la pendule.
Alors autant laisser de la liberté à l'imagination. Et partager des souvenirs oscillant entre la vérité et le mensonge, en passant par la ré-interprétation. Laisser à mon personnage la maitrise de ses aventures. En me laissant la liberté de commenter de temps en temps le "mentir-vrai" qui se retrouve tout au long du roman.
Plus :
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mercredi 16 mai 2018
Phrases arrachées aux Mémoires d'avant l'exil (2) : Simone et Mimosa.
Mémoires d'avant l'exil, p. 41.
Deux personnes réelles que j'ai mêlées à la trame romanesque de Mémoires d'avant l'exil.
"En juillet 1936, j’étais à Paris, je n’aime pas la guerre ; mais ce qui
m’a toujours fait le plus horreur dans la guerre, c’est la situation de
ceux qui se trouvent à l’arrière. Quand j’ai compris que, malgré tous
mes efforts, je ne pouvais m’empêcher de participer moralement à cette
guerre, c’est-à-dire de souhaiter tous le séjours, toute les heures, la
victoire des uns, la défaites des autres, je me suis dit que Paris était
pour moi l’arrière, et j’ai pris le train pour Barcelone dans
l’intention de m’engager. C’était au début d’août 1936. " (Simone Weil, Lettre à Georges Bernanos, 1938.)
« Le sort en est jeté, je vais au front moi aussi, je l’ai demandé expressément. Je crois que je ne reviendrais pas, mais cela est sans importance, ma vie a toujours été amère et le bonheur n’existe pas. Le bonheur n’a pas de visage, il n’a pas d’armoiries et pas de couleurs et je ne l’ai pas su trouver. J’avais des trésors de tendresse, des désirs qui n’étaient pas la souffrance des autres et je n’ai pas pu donner assez et je n’ai rien reçu, tristesse ! Vais-je apprendre à tous ces furieux qu’ils méprisent la seule chose vraie, la seule !...la vie qui respire, celle qui consiste à voir les bourgeons éclore, le soleil se lever et les étoiles au ciel. Le bonheur ! Vous ne savez pas comme je l’ai cherché, je m’en souviens à peine moi-même ; dans les livres graves, dans les lits douteux, dans la simplicité des choses. Enfin je vais partir, le bonheur ! C’est peut-être le repos des âmes éteintes. » (Extrait du Journal de Georgette Kokoczynski, septembre 1936.)
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mardi 15 mai 2018
Phrases arrachées aux Mémoires d'Avant l'Exil (3)
Santo Tomas, 9 septembre 2013

Le Camp de Rivesaltes

Autres phrases arrachées :
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Sur Mémoires d'Avant l'Exil :
https://caronmichel.blogspot.com/2018/01/memoires-davant-lexil.html
mercredi 18 avril 2018
Les secrets de l'Espingouin...
Reproduit de LE BILLET CULTUREL D'ANDUZE : https://anduze-culture.blogspot.fr/2018/02/les-secrets-de-lespingouin-enfin-reveles.html?spref=fb
Le roman : https://complices-editions.eu/c/auteurs/michel-caron








