lundi 3 mars 2014

AU BOUT DU COMPTOIR… LA MER...

Un des articles que j'ai rédigé sur les dernières années du Théâtre de l'Est Parisien, fait indirectement référence à la pièce de Serge Valletti "Au bout du comptoir la mer". Pour la manifestation "Le Théâtre dans le Théâtre",
Cette saison (1996-97) figurait au programme du TEP, sa pièce Au Rêve de Gosse, créé en juillet 95 pour le centenaire du théâtre du Peuple de Bussang. Sollicité de proposer un texte pouvant entrer dans le cadre théâtre dans le théâtre, le choix s'était porté sur un extrait d'Au bout du comptoir, un "solo" créé dix ans plus tôt... Et le hasard  fit que je me trouvais en charge de cet extrait.

C'est quelques années plus tard que naquit une curieuse association d'idée entre le texte de Valletti et un masque de Commedia façonné par Den Durand. Association d'autant plus farfelue que nous n'avions jamais ni lu la pièce dans son intégralité (elle était alors épuisée), ni vu une représentation de celle-ci.
Par le plus grand des hasards, cette pièce fut reprise par l’auteur en juillet 1999 dans un café-restaurant, Aux Apprentis de la Bonneterie, au cours du festival Off d’Avignon. Après avoir assisté à la représentation, dans une salle minuscule au milieu de quelques tables, nous nous décidions à attendre Serge Valletti pour parler de notre projet. Nous nous retrouvons alors face à un monument de gentillesse, qui nous propose - le texte n'étant plus accessible - de nous passer le sien, le dernier qui lui reste, quitte à nous de lui renvoyer chez lui une fois rentrés à Paris et le texte photocopié.
Enveloppe contenant une carte postale de bord de mer,
distribuée aux spectateurs avant le spectacle de S. Valletti.

Ainsi commença une aventure, un peu folle… sinon casse-gueule ! D'autant plus que quiconque a eu le plaisir d'assister à l'interprétation de son texte par Valletti, un texte sur mesure, sait que toute tentative de "reprise" ne peut être que très en deçà de l'original.

Après quelques représentations dans la région parisienne, le texte sera repris dans les Cévennes dans le cadre de la Compagnie T2A. Les photos qui suivent ont été prises au cours de cette reprise.



Le masque vide...
… et rempli.





lundi 10 février 2014

LA CRIQUE (1999-2010)

"C'est mon homme... Avant, quand je parlais de lui, je disais mon mari. Depuis qu'il est en prison, je me surprends à dire mon homme... mon homme... Je lui tricote un joli pull-over rouge et jaune. Très gai. Très riant."

LA CRIQUE de GUY FOISSY.

Sans aucun doute la pièce qui nous a suivi le plus longtemps,… bien que de façon discontinue. Nous l'avions choisi au départ pour l'adapter au "théâtre en appartement"… et autres lieux insolites. Les quelques photos que j'ai retrouvé correspondent à la reprise que nous avons faire en 2009-2010, dans la cadre de la Compagnie T2A.



Pompon
Poupette
photo 2-1 photo 2-2
photo 3-1 photo 3-2



photo 1-1 photo 1-2












dimanche 9 février 2014

LA PENSEE DU JOUR (30 MAI 2013) : RL STEVENSON


 UNE CITATION DE ROBERT LOUIS STEVENSON
 (1850-1994)


“Aujourd’hui, chacun est contraint, sous peine d’être condamné par contumace pour lèse-respectabilité, d’exercer une profession lucrative, et d’y faire preuve d’un zèle proche de l’enthousiasme. La partie adverse se contente de vivre modestement, et préfère profiter du temps ainsi gagné pour observer les autres et prendre du bon temps, mais leurs protestations ont des accents de bravade et de gasconnade. Il ne devrait pourtant pas en être ainsi. Cette prétendue oisiveté, qui ne consiste pas à ne rien faire, mais à faire beaucoup de choses qui échappent aux dogmes de la classe dominante, a tout autant voix au chapitre que le travail.”

Une apologie des oisifs (An apology of idlers) par Robert Louis Stevenson, 1877


L'intégralité du texte est disponible sur : http://classiques.uqac.ca/classiques/stevenson_robert_louis/apologie_des_oisifs/apologie_des_oisifs.pdf


Deux avis sur le spectacle "PAGES ARRACHÉES 1914-15"

BILLET CULTUREL D'ANDUZE (29 janvier 2014)



MIDI LIBRE (30 janvier 2014)




vendredi 31 janvier 2014

Retour à Montreuil

Comme je l'ai décrit dans des articles précédents, notre apprentissage de l'art du comédien s'est déroulé essentiellement sur le nord-est de la région parisienne, autour de deux localisations :
- la ville de Montreuil en Seine-St-Denis (notre formation initiale au Théâtre Ecole de Montreuil, TEM) ;
- l'Est Parisien… au sein du théâtre (TEP) créé par Guy Rétoré.

C'est après la représentation au TEP de la création collective "Mal de mer sur terre ferme", à laquelle assistaient d'anciens compagnons du TEM, que l'un d'eux (Jean-Pierre Fournier) nous informa d'une nouvelle structure théâtrale animée sur Montreuil par Pascale Poirel et Pierre Vincent.

Nous allions intégrer ce groupe (de 1994 à sa disparition en 1997), parallèlement aux activités prolongées au TEP, dont j'ai parlé précédemment.

Le groupe était au départ très restreint, composé uniquement de Montreuillois et oises : hormis Jean-Pierre déjà cité : Marie-Thérèse Hérisson (notre doyenne), Carinne Emery, et Murielle Bensaïd.
Mais il allait très vite s'étoffer de nouvelles arrivés, dont deux anciens du TEM, Béatrice Mandelbrot et Philippe Deperier (dit le grand Philippe).

Nos activités se déroulaient dans une petite salle de théâtre, la salle du clown, aménagée par Pierre Vincent, débouchant sa la dalle de la cité de La Noue. Beaucoup de courage, d'espoir… et d'illusions, avaient présidé à la mise en place de cette salle. On lisait ainsi dans le programme de ce qui sera la dernière représentation qui y sera donnée :
"Cette année… ce lieu de travail — cet espace —deviendra un vrai petit théâtre la saison prochaine… Il faudra du temps, de la patience, de la rigueur et du professionnalisme… Une utopie réaliste".

Il était effectivement très louable de vouloir créer un théâtre dans cet environnement acculturé. La réalité était que cette activité était considérée par les bandes qui contrôlaient la dalle (et sans doute par une bonne part de la population) comme une agression. Nous étions chez eux. En fait nos activités se déroulaient sous la protection d'une porte blindée sur lesquels les "jeunes de la dalle" se plaisaient souvent à tambouriner durant notre travail.

Après plusieurs tentatives d'intrusion, la salle sera mise à sac. La belle utopie ne survivra pas à cet épisode.

Je ne détaillerais pas ce que nous avons fait et appris durant ces années. On apprend toujours… sinon on est morts ! Nous y avons non seulement bénéficié du talent des animateurs du lieu, mais également de stages organisés par des intervenants extérieurs. Les plus marquants furent ceux sur le masque, l'équilibre du plateau,… organisés par Christophe Patti (principal comédien de la compagnie de Mario Gonzales).

Fin donc de cette nouvelle aventure. Mais pas fin de notre compagnonnage avec la Compagnie Pierre Vincent, que nous allions retrouver en 1998 sur Fin de Partie de Beckett.

Un peu plus tard, les liens noués durant ces années allaient se concrétiser dans la constitution d'une éphémère Compagnie (1999-2001), Côté Jardin, dans laquelle nous étions associées aux trois Montreuilloises déjà citées, et à Geneviève Majecki. Durant ces années, notre activité allait être centrée sur le théâtre en lieux "hors-scène", en particulier la lecture théâtralisée de "Le silence", de Nathalie Sarraute, illustrée ci-dessous (photos L.R. Caron).

L'installation : Michel et Carrine

De gauche à droite : Michel, Murielle, Geneviève, Carrine