samedi 30 novembre 2013

CHANSONS ARRACHEES A LA GUERRE DE 14-18

En parallèle au spectacle théâtral "Pages arrachées, 1914-1915", quelques chansons arrachées également à la première guerre mondiale (sans majuscules).


1915 : La chanson de Craonne.

Chanson arrachée à la guerre de 14-18. 
Une version transmise oralement parmi les combattants existe dès 1915. Elle prend alors le nom de Chanson de Lorette, du nom des violents combats qui ont lieu en Artois, autour de Notre-Dame de Lorette, au printemps 1915. Par la suite, et parmi ses variantes une fait allusion aux combats de Verdun en 1916. La version la plus connue fait référence aux combats de 1917 au Chemin des Dames (Aisne). Le "plateau" dont il est question est le plateau de Californie qui surplombe le village de Craonne, théâtre des combats parmi les plus violents dans les premiers jours de l'offensive Nivelle du 16 avril 1917. Dans un contexte marqué par les mouvements révolutionnaires en Allemagne et Russie, et une importante série de grèves à l'arrière, des refus collectifs d'obéissance éclatent dans plus de la moitié des unités combattantes. C'est à cette indiscipline que fait allusion le dernier couplet qui assure que "les troufions vont tous se mettre en grève". Il faut noter que certains soldats eux-mêmes employèrent le vocabulaire de la grève lors des mutineries. l'un d'eux écrit: "Il y a un peu de scandale en ce moment et 191c'est un peu général partout. Un certain genre de grèves, quoi!" (Rapport du contrôle postal, 9 juin 7, archives du SHDT 16N1521).





1915 : Dans les tranchées de Lagny.

Auteur anonyme (1915) sur la musique de "Sous les ponts de Paris". Interprétation de Francis Lemarque.



1915 : Poème à Lou. Si je mourais là-bas.

APOLLINAIRE ( 1880 - 1918 ) ; Poème à Lou, 30 janvier 1915 à Nîmes. mis en musique par Jean Ferrat.






1915 : Lili Marleen

Poème devenu chanson. Le romancier et jeune soldat allemand Hans Leip a écrit Lied eines jungen Wachtpostens à Berlin dans la nuit du 3 au 4 avril 1915 pendant la Première Guerre mondiale, avant son départ pour le front russe. En 1937-38 (2 versions différentes) le poème sera mis en musique à la demande de la chanteuse allemande Lale Anderson qui l'interprète dans de petits cabarets de Berlin et Munich. Durant la seconde guerre mondiale cette chanson sera chantée également par les soldats allemands et anglais. Elle sera par la suite interdite dans plusieurs pays (RDA, Yougoslavie,…)


1917 : Non, non, plus de combats.

Chanson anonyme écrite dans les tranchées, datant de 1917, au moment des mutineries. Elle se chantait sur l'air de "Gloire au 17ème".







1919 : La Butte Rouge.

La Butte Rouge est une chanson de Montéhus sur une musique de Georges Krier. Écrite en 1919 après la Première Guerre mondiale. Il s'agit de "La butte Bapaume" (lieu-dit non habité dans les environs de Berzieux): triste épisode de la Bataille de la Somme.




1956 : Tu n'en reviendras pas

Poème devenu chanson. Texte de Louis Aragon, extrait de La guerre et ce qui s’en suivit, in Le roman inachevé, 1956 ; mis en musique par Léo Ferré en 1961. La guerre et ce qui s'en suivit est inspiré de la période où Aragon, enrôlé comme médecin auxiliaire (il avait fait deux ans d’études de médecine), avait été frappé par les morts de nombreux blessés y compris celle d'un jeune soldat allemand lecteur de poésies. Dans son poème, Aragon décrit un compartiment d’un train de transport de troupes qui montent au front.



jeudi 21 novembre 2013

L'ESPINGOUIN A TV SUD

Extraits de l'émission Les Aléas du Direct, sur la chaîne TV SUD (Camargue Cévennes). Emission enregistrée le 5 novembre 2013 et diffusée le 8 novembre.





lundi 4 novembre 2013

ALAIS 1629 (1er épisode)

Samedi 2 novembre 2013 a été donné au Château de Rousson (Gard) le premier tour de manivelle du film Alais 1629

Il s'agit pour l'instant d'un teaser (bande annonce constituée de séquences courtes et énigmatiques, au message percutant qui ne dévoile pas la production), la réalisation définitive étant programmée en 2014.

Quelques informations :

Conception et scénario : Jean-Michel Ramirez
Réalisation : Gilles Renotte

Casting par ordre d'apparition à l'écran :
Jacques Lazzari : Louis XIII
Michel Caron : Le Cardinal de Richelieu
Alexandre Dulac : Jacques de Cambis
Christine Vetsel : Ysabelle de Thesan
Jean-Michel Ramirez : Henri de Rohan





9. 

jeudi 31 octobre 2013

Autour de l'Espingouin… et du cinéma

    " Je crois que je ne dois rien à aucun écrivain. Ce qui m'a influencé, c'est le cinéma. Ah ! ça, le cinéma, je le connais. Le music-hall aussi et puis les journaux, les journaux illustrés principalement. Au fond, mon livre, c'est, en bien des endroits, une sorte de reportage comme on en trouve dans les magazines.
    Et même, est-ce bien du reportage ? Les souvenirs des choses que j'ai vues dans ma vie ne comptent pas tant que cela. Ce ne sont que des points de départ, des prétextes qui me fournissent l'occasion de noter mes rêves.  "

L.F. Céline.Interview avec Charles Chassé, La Dépêche de Brest et de l'Ouest, n°18187, 11 octobre 1933.

Une citation parmi d'autres mettant en évidence l'impact de l'écriture cinématographique sur l'écriture romanesque. De l'écriture, ou plutôt des écritures cinématographiques. 
Pourrait-on par exemple séparer écritures et atmosphères du film noir et du roman noir. D'un côté, le rythme, le montage, les changements d'angles de prise de vue et les coupures nettes entre les plans. De l'autre une écriture nerveuse, des phrases courtes,… D'un côté la peinture d'un milieu dont on a l'illusion de connaître les codes, ses zones d'ombres et ses lumières un peu glauques. De l'autre la possibilité de ne pas s'encombrer de longues descriptions d'atmosphères et de décors que l'on reconnaîtra parfois sans les avoir jamais rencontrés.

ESPINGOUIN… ET CINEMA AMERICAIN


Dans "Qu'est l'espingouin devenu ?", l'influence cinématographique pèse sur les épaules d'un des personnages : Gene Robert. Laissant au lecteur le soin de découvrir l'importance de cette influence, je me contenterais de signaler que deux épisodes importants de sa vie font références à deux oeuvres du cinéma noir américain : 
- Johnny eager (1941) de Mervyn LeRoy, tourné d'après un livre de James Edward Grant, interprété par Robert Taylor.
- King Creole (1958) de Michael Curtiz, basé sur la nouvelle d'Harold Robbins "A stone for Danny Fisher", premier et dernier bon film interprété par Elvis Presley.



                




En dehors du film noir, un thème récurant du cinéma américain est celui du musicien errant de ville en ville  (généralement dans les Etats du Sud), guitare à la main, à la recherche de la reconnaissance de son talent… ou plus simplement de sa prise en considération en tant qu'être humain. Au lecteur attentif et cinéphile de débusquer au détour d'une phrase l'influence de ce cinéma sur mon écriture. Je me contenterais de citer quelques uns de mes films préférés tournant autour de ce thème :
- The Fugitive Kind (L'homme à la peau de serpent, 1959), de Sydney Lumet, d'après "Orpheus descending" (La descente d'Orphée) de Tennessee Williams.
- Honkytonk Man (1982) de et avec Clint Easwood.
- Walk the Line (2005) de James Mangold. Avec un Joaquin Phoenix stupéfiant dans le rôle de Johnny Cash.


… Et cinéphiles ou non, ce peut être l'occasion de revoir... ou de découvrir de très bon films !

MC 01/01/2013
Revu 15/04/2014