lundi 18 juin 2018

LECTURES THÉÂTRALES EN AVIGNON

Cette année 2018, la Cie T2A participera à Avignon Off au travers de la lecture de larges extraits de deux pièces.
Ces lectures s'inscrivent dans la manifestation "Les EAT Méditerranée à L'Isle 80", organisée par la délégation Méditerranée des Écrivains associés du Théâtre. Entrée gratuite. Plus de détails sur les flyers reproduits ci-dessous, ainsi que sur le site des "EAT-Med" : http://leseatmed.blogspot.com/




mercredi 2 mai 2018

Mémoires d'avant l'Exil



L’idée de départ ?

Le parcours d'un homme appartenant à la génération qui nait immédiatement après la première guerre mondiale. Génération qui n'a pas connu cette guerre mais qui en porte nécessairement les séquelles. Et qui va se retrouver dans une période tourmentée : prémices de la deuxième guerre mondiale, guerre civile espagnole,… Avec ses choix difficiles et ses secrets bien dissimulés. Y compris lorsque, approchant de la cinquantaine, il sera arrêté et extradé avec sa famille vers le Mexique.
Derrière ce parcours se profilent des questions :
- comment un individu va être amené, dans un contexte qui lui échappe, à faire un choix ou à refuser l’alternative qui lui est imposée ?
- qu’est ce-qui motive le désir tardif de cet homme de se mettre à écrire, pour raconter, peut être transmettre, l’aventure d’une vie dont il n'a jamais voulu parler ?

 

La peinture subjective d’une époque.

J’étais particulièrement intéressé par l’interaction de mon personnage imaginaire avec des lieux, des évènements, une époque,… Pas à la manière d’un historien ou en faisant de l’histoire romancée. Mais en assumant la vision subjective d’un individu qui n’a qu’une compréhension parcellaire de ce qui se passe. Subjectivité renforcée par le fait qu’il se remémore les épreuves qu’il a traversé des décennies après les avoir vécues.


Le récit


Récit à la première personne, constitué de cahiers rédigés par un homme vieillissant qui se libère des secrets d’une vie dont il n'a jamais voulu parler. Né après la Première Guerre Mondiale, il aura connu des années tourmentées : prémices d’une nouvelle guerre, guerre civile espagnole, enfermement dans le camps de Rivesaltes dont il s’échappera,… Parvenu à une vie paisible, il sera finalement rattrapé par son passé.

Ses mémoires, sous forme d’un journal structuré en 5 cahiers, couvrent la période 1919-1968 (de sa naissance à son arrestation suivie d’un exil forcé au Mexique) :

1. Paris (jusqu’en 1937)
2. Barcelone (1937-1939)
3. Rivesaltes (1939-1940)
4. Cévennes (1940-1948)
5. Jusqu’au 13 avril 1968, qui retrace le processus qui conduira à son arrestation et à son exil.
 
Disponible à partir du 12/01/2018 : https://complices-editions.fr/michel-caron.html

jeudi 19 avril 2018

Phrases arrachées aux Mémoires d'avant l'Exil, (1) 17 rue de Sambre et Meuse

« Tout jeune déjà, je ne voulais pas mourir ». Combien de fois ai-je entendue cette phrase ? Les dernières années surtout. Mon père ajoutait généralement que c’était un trait de caractère commun à ceux qui étaient nés après une guerre… N’importe quelle guerre ! Comme si les tueries qui avaient précédé leurs naissances les avaient immunisés. Contre la mort. Au moins provisoirement ! 
(Propos rapportés par Fanny, éliminés de la version définitive du manuscrit)

Derrière ces propos que je mettais dans la bouche du personnage se cachait une difficulté. Quel trait commun (me) permettait de me glisser dans la peau de celui-ci ? Particulièrement pour ses premières aventures, se déroulant bien avant ma naissance. 
À posteriori, j'en discernais deux. 
1. Le lien supposé entre les générations nées après une guerre, comme le disait mon personnage... N'importe quelle guerre ! 
2. Le lieu sans lequel l'histoire rapportée dans "Mémoires..." n'aurait pas lieu d'être. Ce 17 rue de Sambre et Meuse, situé dans le Paris ouvrier du 10° arrondissement. Cette librairie dans laquelle le personnage va entamer son "parcours initiatique". 
Je l'ai bien connu ce bâtiment imposant avec son apparence d'usine du 19° siècle. J'ai vécu à trois immeubles de celui-ci jusqu'au milieu des années '60. Je n'avais alors aucune idée du fait qu'il ait abrité la "Librairie du travail" durant l'entre deux guerres, succédant à une importante coopérative ouvrière (L'Égalitaire, constituée après La Commune de Paris). 
Mon dernier souvenir de ce bâtiment, c'est celui d'un gigantesque incendie. Il appartenait alors à un des principaux industriels de la pellicule photo/cinéma et était bourré de matériaux et solvants inflammables et explosifs.  
La rue de Sambre et Meuse
Vue du Bd de la Villette.
La rue de Sambre et Meuse
Au niveau de la rue Sainte-Marthe.
Restait à vérifier si mes souvenirs de cette rue pouvaient m'aider à décrire les aventures de mon personnage... une guerre plus tôt. Heureusement ces aventures datent d'une époque où les cartes postales ne se limitaient pas aux vues plus ou moins artistiques de sites touristiques. Plusieurs de ces cartes donnent une vision de la rue au début du XX° siècle. 
Dans sa partie haute, vue du Boulevard de la Villette.
Ou au niveau de la rue Sainte-Marthe où habite d'abord le personnage.
Ce qui saute aux yeux en comparant ces photos avec ma mémoire des années '60, c'est que pratiquement rien n'avait changé en un demi-siècle. Les mêmes immeubles, les mêmes boutiques,... Certainement la même population issue des mêmes milieux sociaux. Avec ses gamins allant pêcher les écrevisses du canal. Ceci m'autorisait bien des transpositions !
Et aujourd'hui que constate-t-on ?
Sans nostalgie aucune (la vie était loin d'être simple et l'absence de confort atteignait des sommets), cette "rue-quartier" s'est évanouie comme beaucoup d'autres. Du 17 restent les grilles aux fenêtres et la pendule. 

Alors autant laisser de la liberté à l'imagination. Et partager des souvenirs oscillant entre la vérité et le mensonge, en passant par la ré-interprétation. Laisser à mon personnage la maitrise de ses aventures. En me laissant la liberté de commenter de temps en temps le "mentir-vrai" qui se retrouve tout au long du roman.

https://caronmichel.blogspot.fr/2018/01/memoires-davant-lexil.html


Plus : 
http://caronmichel.blogspot.fr/2018/01/memoires-davant-lexil.html 

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mardi 17 avril 2018

Phrases arrachées aux Mémoires d'avant l'exil (2) : Simone et Mimosa.

"Arrive Juillet 1936. Les positions des uns et des autres s’affrontent à propos des événements en Espagne. Simone et Mimosa sont parmi les premières à partir. Elles ne supportent plus de rester dans un Paris qui leur paraît être la base arrière de l’Aragon et de la Catalogne."
Mémoires d'avant l'exil (Ed. Complices Éditions, p. 41)

Deux personnes réelles que j'ai mêlées à la trame romanesque de Mémoires d'avant l'exil.


"En juillet 1936, j’étais à Paris, je n’aime pas la guerre ; mais ce qui m’a toujours fait le plus horreur dans la guerre, c’est la situation de ceux qui se trouvent à l’arrière. Quand j’ai compris que, malgré tous mes efforts, je ne pouvais m’empêcher de participer moralement à cette guerre, c’est-à-dire de souhaiter tous le séjours, toute les heures, la victoire des uns, la défaites des autres, je me suis dit que Paris était pour moi l’arrière, et j’ai pris le train pour Barcelone dans l’intention de m’engager. C’était au début d’août 1936. " (Simone Weil, Lettre à Georges Bernanos, 1938.)






 

« Le sort en est jeté, je vais au front moi aussi, je l’ai demandé expressément. Je crois que je ne reviendrais pas, mais cela est sans importance, ma vie a toujours été amère et le bonheur n’existe pas. Le bonheur n’a pas de visage, il n’a pas d’armoiries et pas de couleurs et je ne l’ai pas su trouver. J’avais des trésors de tendresse, des désirs qui n’étaient pas la souffrance des autres et je n’ai pas pu donner assez et je n’ai rien reçu, tristesse ! Vais-je apprendre à tous ces furieux qu’ils méprisent la seule chose vraie, la seule !...la vie qui respire, celle qui consiste à voir les bourgeons éclore, le soleil se lever et les étoiles au ciel. Le bonheur ! Vous ne savez pas comme je l’ai cherché, je m’en souviens à peine moi-même ; dans les livres graves, dans les lits douteux, dans la simplicité des choses. Enfin je vais partir, le bonheur ! C’est peut-être le repos des âmes éteintes. » (Extrait du Journal de Georgette Kokoczynski, septembre 1936.)


mardi 10 avril 2018

Le sang sèche vite : synopsis.


 SYNOPSIS DU ROMAN NOIR : LE SANG SÈCHE VITE.


Médéa est réveillé un matin par un appel téléphonique lui apprendre l’assassinat de son père, avec qui elle a rompu tout contact depuis plusieurs années. Pensant que cette affaire va être étouffée, elle utilise un « privé » pour tenter de l’élucider. Parallèlement à cette enquête, un narrateur omniscient va nous raconter la vie de ce père : Vladovich dont la disparition ne doit pas faire de vague pour certains, et en arrangent d’autres (ou les mêmes).
Vladovich, né dans un État balkanique en 1920, est réfugié à Paris. Enfant, c’est un petit voyou bagarreur. Adolescent, il fait le coup de poing pour des organisations politiques. Pendant la guerre, il est l’ami d’une tenancière de maison close, Mme Simone. Résistant de la dernière heure, il fera ensuite fortune en commerçant avec l’Europe de l’Est. Il se mariera avec une russe, la mère de Médéa, qui disparaîtra mystérieusement. Autant de pistes pour chercher le mobile de son assassinat.


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