vendredi 7 février 2020

Entrée d'auteurs, mars 2020












Très heureux d'avoir été sélectionné par les enseignants du Conservatoire de Nîmes à l'occasion de cette seconde "Entrée d'Auteurs" programmée par la scène nationale du Cratère d'Alès.
Une soirée sur le thème de L'Entreprise qui va comme un gant à ma pièce La Chemise. Il ne manque à mon bonheur que de voir un metteur en scène s'intéresser à ce texte et le porter au plateau.

Pour se procurer le texte de la pièce, cliquer sur ce lien.

Pour me contacter.

vendredi 10 janvier 2020

LA CHEMISE

Une comédie grinçante sur les rapports "humains" dans le milieu de l'entreprise. 




Comment se procurer le texte de la pièce "La chemise" :

10 euros + 2 euros de participation aux frais d'expédition.

Éditions LES MANDARINES
Kergouarec, 56400 BREC’H - FRANCE 
http://lesmandarines.free.fr http://lesmandarines.free.fr/commande.html  
lesmandarines56@orange.fr 

mercredi 11 septembre 2019

George Orwell sur la guerre d'Espagne


Réflexions sur la guerre d'Espagne

George Orwell

Orwell rapporte une conversation qu'il a eue avec Koestler sur le totalitarisme en général, mais plus particulièrement à la guerre civile espagnole
" Je me rappelle avoir dit un jour à Arthur Koestler: «L'histoire s'est arrêtée en 1936», ce à quoi il a immédiatement acquiescé d'un hochement de tête. Nous pensions tous les deux au totalitarisme en général, mais plus particulièrement à la guerre civile espagnole. Tôt dans ma vie, j'ai remarqué qu'aucun événement n'est jamais relaté avec exactitude dans les journaux, mais en Espagne, pour la première fois, j'ai vu des articles de journaux qui n'avaient aucun rapport avec les faits, ni même l'allure d'un mensonge ordinaire. J'ai lu des articles faisant état de grandes batailles alors qu'il n'y avait eu aucun combat, et des silences complets lorsque des centaines d'hommes avaient été tués. J'ai vu des soldats qui avaient bravement combattu être dénoncés comme des lâches et des traîtres, et d'autres, qui n'avaient jamais tiré un coup de fusil, proclamés comme les héros de victoires imaginaires ; et je voyais à Londres des journaux qui rapportaient fidèlement ces mensonges et des intellectuels enthousiastes bâtissant des superstructures émotionnelles à partir de ces évènements fictifs. J'ai vu, en fait, l'histoire rédigée non pas conformément à ce qui s'était réellement passé, mais à ce qui était censé s'être passé selon les diverses «lignes de parti». Mais là n'était pas le pire, car cela concernait des questions secondaires comme la lutte pour le pouvoir qui opposait le Komintern et les partis de gauche, et les efforts du gouvernement russe pour empêcher la révolution en Espagne [ ... ]. Ce genre de choses me terrifie, parce qu'il me donne l'impression que la notion même de vérité objective est en train de disparaître de ce monde. Après tout il est fort possible que ces mensonges ou du moins des mensonges semblables passeront dans l'histoire [ ... ]. À toutes fins utiles, le mensonge sera devenu vérité [ .. .]. 
L'aboutissement implicite de ce mode de pensée est un monde cauchemardesque dans lequel le Chef, ou quelque clique dirigeante, contrôle non seulement l'avenir, mais le passé. Si le Chef dit de tel événement qu'il ne s'est jamais produit, alors il ne s'est jamais produit. S'il dit que deux et deux font cinq, alors deux et deux font cinq. Cette perspective m'effraie beaucoup plus que les bombes - et après nos expériences des quelques dernières années, il ne s'agit pas d'une conjecture frivole."